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⇒KNOCK-OUT, K.O., subst. masc. inv.
A. — BOXE. Lors d'une rencontre, mise hors de combat d'un boxeur qui reste à terre plus de dix secondes à la suite d'un coup. Battre son adversaire par knock-out; battu par K.O. Archie Moore, boxeur accompli, spécialiste des victoires par knock-out (Encyclop. internat. Focus, Paris, Bordas, t. 1, 1972, p. 467, s.v. boxe) :
La recherche systématique du knock-out n'est certainement pas recommandable, car cette forme de mise hors de combat provoque chez la victime un ébranlement nerveux notable et peut amener, à la longue, un dérèglement des centres sensoriels.
R. VUILLEMIN, Éduc. phys., 1941, p. 163.
Emploi adj. inv. (Mis) hors de combat. Être knock-out; s'écrouler knock-out. Mettre l'adversaire hors de combat (knock-out) en l'atteignant en un endroit particulièrement vulnérable et sensible (R. VUILLEMIN, Éduc. phys., 1941, p. 163). Mettre k.o. un adversaire groggy (Jeux et sports, 1967, p. 1273).
K.O. technique. D'un boxeur battu par abandon, arrêt de l'arbitre ou jet de l'éponge, on dit encore qu'il est k.o. technique (Jeux et sports, 1967p. 1276). Marcel Cerdan, champion du monde des poids moyens (...) à Jersey City (1948), contre le tenant Tony Zale, vaincu par K.O. technique au 12e round (La Gde encyclop., Paris, Larousse, t. 10, 1972, p. 1945).
B. — P. ext. Fait de s'évanouir, notamment à la suite d'un coup. La bastonnade en arrivant au commissariat fait partie du programme. Pas de quoi jouer les Christ aux outrages. Le mieux c'est de simuler le K.O., l'évanouissement (A. BOUDARD, La Cerise, Paris, Gallimard, 1973 [1963], p. 276).
Emploi adj.
Assommé. L'arbitre de football Marcel Bacou regagne les vestiaires de Nungesser. Une bouteille de bière, partie, croit-on de derrière le grillage, l'atteint à la tête et le met K.-O. (L'Équipe, 27 sept. 1980, p. 17).
Fam. Épuisé. Synon. à plat. Cette grippe m'a mis K.-O. (DAVAU-COHEN 1972).
REM. Knock-down, subst. masc. État d'un boxeur envoyé à terre, mais non mis hors de combat. Ce knock-down de la deuxième reprise (L'Auto, 27 oct. 1933, p. 4 ds GRUBB, Fr. sp. neol., 1937, p. 46). Emploi adj. Il ne fut knock down que quatre secondes environ (Écho des Sports, Boxe, 1936).
Prononc. : [], [-kut]; []. Étymol. et Hist. 1. 1899 subst. « coup qui met hors de combat » (J. CHARLEMONT, La Boxe française, 522 ds HÖFLER Anglic.); 1909 K.O. (La Boxe et les boxeurs, 22/12/1909, 51 b, ibid.); 2. 1905 adj. knock-out « hors de combat » (La Vie au grand air, 1/12/1905, 1013 a, ibid.); 1911 knocked out (Illustration, février, p. 74, col. 2 ds BONN., p. 81); 1909 k.-o. (La Boxe et les boxeurs, 8/12/1909, 5 b ds HÖFLER Anglic.). Empr. à l'angl., attesté comme terme de boxe en 1898, subst. du verbe to knock out « éliminer, enlever, faire sortir par un coup » attesté dep. 1591, spéc. comme terme de boxe dep. 1883 (cf. NED). L'emploi adj. en ce sens est propre au fr. et correspond à l'angl. knocked out, part. passé adj. de to knock out. Bbg. QUEM. DDL t. 5, 10 (s.v. knock-down).

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Abrév. de kilo-octet. → Octet.

Encyclopédie Universelle. 2012.


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